Catégorie : 5- Sport

Orientation No-Stress

Orientation No-Stress

Étude de Cas : course d’orientation

Description

Voici les faits, je participais à une course d’orientation de plus de 40 km à faire en maximum huit heures, le tout de nuit avec plusieurs formats de cartes. Nous étions une équipe de trois et tout se passait bien.

Nous courions depuis près de 3h30 lorsqu’une averse « déluge » s’est abattue sur nous. Celle-ci nous a complètement déstabilisés et désorientés et a même éparpillé notre équipe de trois coureurs. Nous ne savions plus où nous étions, nous nous sommes perdus de vue en  cherchant désespérément à nous abriter.

night-rain-skies-water-weather-1920x1080-wallpaperIl nous a fallu plusieurs minutes avant de reprendre le cours de la course normalement, mais sans avoir trouvé la balise!
De mon analyse, le principal stress pour moi a été de vouloir à tout prix m’abriter de cette pluie, pas trop de me perdre ou de chercher la balise, ni de perdre mes coéquipiers mais plutôt de me protéger de la pluie.
Au final, il s’est avéré que la balise que l’on devait trouver était assez facile.

Yann Lahellec

Diagnostic

La course d’orientation est une activité très intéressante car elle crée un contexte qui demande aux compétiteurs d’allier réflexions et efforts physiques, dans un climat où il va y avoir, en plus, plusieurs types de stress à gérer. Dans la situation décrite, l’élément qui a fait basculer dans le stress, c’est bien sûr la surprise de la violente pluie qui s’est déclenchée. Ce nouvel élément, parce qu’il était imprévu et soudain, a créé un changement brusque d’où l’état de déstabilisation, désorientation, et de dispersion qui s’en est suivi. Ces trois mots décrivent bien qu’à cet instant précis le stress était installé. Lire la suite

Apprendre la respiration circulaire

Apprendre la respiration circulaire

Apprendre la respiration circulaire

1- Introduction à la respiration

La respiration, clef des émotions et du self-contrôle en Yoga, Qi-gong et Arts martiaux, est la voie la plus simple pour revenir en no-stress même autour d’une table de négociation, d’une finale sportive ou tout simplement dans la vie en famille. La respiration est un outil génial pour progresser dans la maîtrise de soi, de son émotionnel et aussi de son intuition. L’avantage de cette pratique est de ne demander aucun matériel particulier, nous avons tout en nous ! Avant de voir les respirations particulièrement aidantes en gestion du stress et ayant fait leurs preuves depuis des millénaires, il est important de savoir que devenir conscient de ce mouvement inconscient est déjà la première étape.

Par exemple, poser une main sur votre ventre et une sur votre poitrine et juste, observez. Observez sans modifier quoi que ce soit. Arrivez-vous à sentir le mouvement de la main haute ? Si oui, percevez-vous un mouvement lié à la respiration dite ventrale ? Et même encore plus simplement, pouvez-vous ressentir l’air qui rentre ou qui sort de vos narines ?

Au bout d’une à deux minutes de ce simple exercice, observez votre état interne, est-il plus serein ? Et oui, pour la plupart d’entre nous, le stress de la vie de tous les jours nous coupe de nous-mêmes, et un recentrage via une écoute ou une observation de la respiration, amène, sans aucun effort, et en quelques minutes seulement, le calme ou une baisse de stress.
Si une problématique particulière est active, il est toujours intéressant de poser sa résolution comme intention de travail avant les exercices respiratoires. Dans ce cas, l’exercice peut être exécuté trois fois par jour par exemple (trois minutes le matin, trois minutes à midi et trois minutes le soir). Ces neuf minutes consacrées chaque jour à ce simple exercice de respiration, amèneront pour chacun des résultats dont l’ampleur et la portée sont souvent spectaculaires par rapport à l’investissement somme toute minime.

Évidemment, comme dans toute médiation corporelle, l’avantage de passer par le corps est de shunter le mental et l’ego ce qui est un point très appréciable.

2- Explications de la respiration circulaire

Les respirations No-Stress sont dites circulaires. C’est un point très important en gestion du stress. Il ne faut ni rétention du souffle en fin d’inspiration – pas de blocage poumons gonflés -, ni maintien forcé des poumons vides en fin d’expiration. L’inspiration et l’expiration doivent non seulement s’enchainer en douceur mais, en plus, avoir la même durée, cinq secondes par exemple. Il est très important de maintenir cette égalité tout au long de l’exercice. Mais, mieux qu’un long discours, je vous laisse découvrir ce principe en image:

3- Apprentissage de la respiration circulaire

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Courir un ultra-trail

Pourquoi courir un Ultra-Trail ?

Est-ce que courir un Ultra-Trail (une course extrême) , fait sautez nos barrières émotionnelles… ou non ?

Introduction

Un « Trail » c’est une course de moins de 42 km et un Ultra-Trail c’est une course à pied de 42 km à plus de 100 km! Nous sommes bien là dans des expériences de sommet comme le dirait Abraham Maslow un des fondateurs du Transpersonnel. La vidéo ci-dessous, très bien filmée, est un partage d’expérience sur ce sujet. Pour les non-anglophones, le texte suivant est la traduction de celui de la vidéo ci-dessus. Merci à Laurie de cette traduction (Laurie propose des coachings pour améliorer votre anglais).

Courir une fois pour l’expérience

Décider de courir un « Ultra-Trail » pour la première fois est compréhensible. C’est un grand challenge. Bien que les raisons à l’origine de cette décision ne soient pas immédiatement apparentes, même pour un coureur, c’est assez facile de communiquer l’essence même du challenge : nous prouver à nous-mêmes ou aux autres que nous avons la force intérieure et le courage de repousser des limites que nous nous sommes imaginées à un moment, défier l’impossible et survivre à l’épreuve. Lire la suite

SDPO & Ultra-Trail

SPORT – RUNNER – RUNNEUZE

Dans le cadre de SDPO-Mag (Sport Développement Performance Organisation Magazine) nous publions des articles « 100% sport »:

Mais SDPO c’est avant tout l’œuvre d’un précurseur de la course Aventure : Jean Claude Le Cornec. Il démarre l’aventure sportive pour la première fois en Août 1996 avec les Foulées de la Soie (premier Raid pédestre organisé en Chine sur la Route de la Soie) et dans leur prolongement, l’accompagnement au Marathon de Pékin, puis Shanghai!

Les foulées de la soieDepuis Jean Claude continue à œuvrer pour le sport, la course plus particulièrement et il partage tout son savoir via des articles très pointus sur la course de fond. Sa fille Amandine, également spécialiste de la course, enrichit également ce blog qui est une vraie mine d’or pour celles et ceux qui veulent « courir intelligent » ou comme le dit le slogan de SDPO : « Si courir ou marcher était notre seul but, nous passerions à côté de moments inoubliables ».

Prochainement, le 23 janvier 2016, une première mondiale, une course de fond au Cambodge dans le célèbre lieu du temple de Angkor! Un « Ultra Trail » de 32km à 128km en marchant ou en courant bien sûr. Et pour mieux découvrir ce paysage, ce pays (et amortir le prix du voyage), SDPO propose une offre très intéressante: 579€ en hôtel 3* pour une semaine en demi pension avec visite du site archéologique d’Angkor, …dépaysement garanti !

Ultra Trail d' AngkorAlors n’hésitez pas, faite un saut sur le blog de SDPO et contacter Jean-Claude si vous sentez que votre entreprise est partante pour ce type d’évènement.

Sportivement, mais sans stress

Marc

 

Partenariat Sportif

Dans le cadre de la promotion de l’approche à médiation corporelle en gestion du stress, Sport No Stress, bénévolement, s’associe à des évènements sportifs.  Voici nos actions pour 2015.

1- Comité de rédaction SDPO

SDPO est une organisation très active en matière d’évènements sportifs internationaux pour les coureurs. Pa exemple, depuis 20 ans, SDPO organise les « Foulées de la Soie » en Asie. Les bénéfices, s’il y en a, sont reversés aux organismes humanitaires du pays d’accueil ou à l’association caritative « Monsieur Nez Rouge« .

Foulées de la soie (Inde 2013)
Foulées de la soie (Inde 2013)

Sur le site de SDPO vous trouverez de très bon articles avec des conseils très pertinents pour les « Runneurs et Runneuzes » sous la rubrique « SDPO-MAG« .

Nous sommes donc partenaires officiels comme l’indique la page « Sport No Stress » et,  comme premier article, vous pourrez retrouvez celui sur le stress et le bruit : LE SON, AMI OU ENNEMI DU SPORTIF ?. De nouveaux articles inédits sont en préparation, mais nous vous conseillons tout de suite celui de Denis Riché : CONNAISSEZ-VOUS L’ENTRAÎNEMENT « INVISIBLE » ?. Vous y découvrirez une approche systémique rare nommée ici « pensée complexe ».

Enfin, l’idée nouvelle pour l’épreuve de janvier 2016, l’Ultra-Trail de Angkor est de s’appuyer sur les grandes entreprises afin qu’elles sponsorisent leur équipe. En effet, parmi le personnel des entreprises, de nombreuses personnes courent régulièrement, qu’elles soient cadres, opérateurs, magasiniers, …. Via l’Ultra Trail, c’est l’occasion de créer l’évènement et la solidarité autour d’une activité sportive : « Courir intelligemment » en créant une équipe de 4 pour les 128km en 4 fois 32 km. (Contactez-nous si vous voulez un dossier complet de sponsorisation).

2- Comité de rédaction AEIFA

Dans l’idée de faire passer le message de la médiation corporelle comme outil de gestion du stress, nous rentrons dans le comité de rédaction de la revue de l’Amicale des Entraîneurs d’Athlétisme . Cette revue papier distribuée largement auprès des entraîneurs répercute ses principaux articles sur le site. Ainsi nos articles liés à la gestion du stress apparaîtront à la rubrique « Outils pour l’entraîneur » ou vous pouvez déjà découvrir les très bons articles de Nadine Debois dont : « Surentraînement et burnout : Comment le repérer chez l’athlète ?« .

Vers les site de l'Amicale des Entraîneurs d’Athlétisme

 3- Sponsoring de la World Wild Runneuze

Maud est une voyageuse qui va, pendant 2 ans, courir plus de 30 courses à pied dans le monde pour répondre à sa quête : « Est ce que les « runneuzes » africaines, asiatiques, australiennes ou sud américaines ont la même vision de la course que moi ? « .

Pour soutenir cette quête existentielle, nous lui avons proposer un coaching… No-Stress évidemment. Avant son départ nous avons donc mis au point les bases et pendant son périple, via skype, nous lui assurerons nos services.

Elle est partie le 15 janvier pour sa première étape au Kenya. Si vous voulez découvrir le trajet et les étapes en détails cliquez sur la carte :

Circuit de Maud
Circuit de Maud

Enfin sachez que Maud entreprend ce périple au profit de la Fondation Motrice qui a pour objectif de faciliter la vie quotidienne des personnes atteintes de paralysie cérébrale.

http://www.worldwildrunneuze.com

Récupération: une clef incontournable

F-Oddoux-The North Face-Ultra Trail du Mont-Blanc
F.Oddoux – The North Face – Ultra Trail du Mont-Blanc

Comme dans tout mouvement cinétique de balancier, il faut une phase de « régénération » pour que la phase « action » soit optimale. Plus directement, notre corps à travers la respiration nous enseigne cette alternance: l’inspire est inutile si l’expire n’existe pas et vice-et-versa. C’est la fameuse alternance Yin-Yang du Tao.

En sport la phase de récupération est donc primordiale pour éviter la contre-performance ou  l’accident.

Le problème est que tout entraînement est par définition actif donc Yang et que l’on ne s’entraîne pas à récupérer (Yin). C’est comme si la récupération « allait de soi », était naturelle et ne nécessitait aucun apprentissage: « Y-a-k’a rien faire »!

Or la biologie, à travers toutes nos fonctions, nous apprend que la récupération ce n’est pas seulement « ne rien faire ». Ainsi, si « manger » est la phase active – Yang -, digérer est la phase Yin et c’est loin d’être du « ne rien faire »! C’est même de cette phase que dépend la bonne intégration des nutriments et donc de la régénération de l’organisme.  Et si le maître mot de la récupération était la régénération…?

De même qu’un cadre de haut niveau doit savoir gérer ses phases de récupération pour ne pas aboutir au burn-out, le sportif de haut niveau doit apprendre à gérer et optimiser ses phases de régénération et « ne rien faire » ne suffit pas.

On peut d’ailleurs se demander pourquoi le repos ne suffit pas? Tout simplement parce que c’est la facette Yin d’une activité Yang « normale », ce qui n’est absolument pas le cas pour un compétiteur surtout en période de préparation pour des épreuves de classes nationales ou internationales, on est ici très loin de la « normale ».

Alors, comment faire?

Si le mouvement moteur – Yang – est basé sur les muscles, il va falloir développer et entraîner l’équivalent Yin  qui se nomme la proprioception. En termes simples, la proprioception c’est ce qui nous permet, les yeux fermés, de savoir où est notre main quand nous faisons un  mouvement du bras par exemple. En terme systémique la proprioception est le feedback du système.

Une fois que l’on a compris l’importance de l’entraînement à la récupération, il reste à passer à l’action et la médiation corporelle devient le maître mot, en complément des méthodes déjà connues et reconnues comme APA par exemple et bien sûr tout le côté nutritionnel.

LA METHODE A.P.A

Voir aussi nos autres articles sur le blog:

Bonne récupération.

Le son, ami ou ennemi du sportif ?

Le bruit est-il négatif ou positif pour le stress? Pas si facile de répondre, tout est affaire de contexte. Voyons en détail le contexte sportif…

silence !

Introduction

Dans la liste des stress que peut rencontrer tout sportif il y a ceux liés plus directement  à son environnement. Dans ce cadre, deux de nos cinq  sens peuvent être sollicités de façon plus majeure. Alors que travailler sur les stress associés à la vue  aura un impact plus direct sur les sports de raquettes ou de conduite sportive, le potentiel libéré par une bonne gestion des stress liés à l’ouïe concernera plus particulièrement les sports d’équipe comme le football, le rugby, le hockey sur glace, mais aussi la voile, la gymnastique, le badminton, le tir à l’arc et la boxe.

Les stress associés à l’ouïe peuvent se résumer en un mot: le bruit. Si nous reprenons sa définition un bruit est un son ou un ensemble de sons produit en dehors de toute harmonie régulière. Il se distingue du simple son par la perception négative qu’il provoque chez celui qui l’entend. Le bruit est présent partout autour de nous, aussi bien en milieu urbain qu’à la campagne. Il y a des bruits qui vont affecter directement nos performances et d’autres au contraire qui vont venir les renforcer.

Le bruit

Au départ un bruit est une information sonore qui peut avoir différents caractères. Il intervient en tant qu’outil de communication par exemple à travers les signaux d’alerte (sirène de pompiers ou d’ambulance), mais il peut aussi être associé à des activités de loisirs (concerts, discothèque, etc). Quand il s’agit d’un son non désiré ou dépassant un certain niveau sonore, il devient désagréable, voir source de stress. S’il perdure, le stress chronique déclenché va finir par avoir des conséquences très négatives sur la santé de la personne.

La force du son

Les sons forts sont un danger pour l’oreille! Si les sons naturels n’ont pas une durée suffisamment longue ou un niveau assez élevé pour être nocifs, en revanche, l’homme a créé des sources sonores suffisamment puissantes pour altérer l’audition rapidement et de façon irréversible. Bien sûr, les bruits forts ne font généralement pas éclater le tympan; toutefois ils agissent sur l’oreille interne en détruisant les cellules sensorielles. Médicalement parlant, l’altération de ces cellules conduit à moyen terme, à des troubles irréversibles de l’audition: surdité générale ou à certaines fréquences, acouphènes, hyperacousie. À l’exception du milieu professionnel, la nocivité du bruit est mal prise en compte par les pouvoirs publics. La musique est un exemple typique où si le danger des sons très forts est éclipsée par le plaisir et l’adrénaline que procure certaine ambiance.

Le vécu subjectif du son

Le caractère stresseur d’un bruit peut également dépendre directement de la perception individuelle que nous en avons. Ainsi pour une mère de famille les cris de ses enfants dans la cour seront perçus comme positifs. Ils équivaudront comme messages à: « mes enfants sont en pleine forme, ils s’expriment, ils ont du caractère« . Alors que pour le voisinage ces mêmes cris peuvent être vécus comme un véritable supplice. Autre exemple: pour certaines personnes écouter de la musique en travaillant permet de faire barrière avec les bruits environnants et donc de rester concentré alors que pour d’autres l’effet sera tout à fait inverse. D’une manière générale, les sons aigus altèrent davantage la performance que les sons graves. Par ailleurs, des sons plus stables interfèrent moins avec les tâches humaines que les sons intermittents qui sont imprévisibles.

Bruit-foule

En sport

Donc dans le cas d’un  sportif, si le bruit est de l’ordre d’un son prévisible, il sera plus facilement géré que s’il surgit de façon imprévisible. L’effet soudain peut déconcentrer et détourner son attention ce qui va automatiquement altérer sa performance.  Cela peut être le fait d’un spectateur dont la voix devient dominante, un bruit de pétard dans la foule, ou une brutale montée du volume de la musique de fond. En parallèle ces mêmes cris provenant de la foule des spectateurs  peuvent au contraire être vécu comme extrêmement stimulant par le sportif. Dans le contexte des sports d’équipe il est important de savoir que notre capacité à détecter des sons cibles noyés dans un bruit confus est souvent limité non par la résolution auditive mais par la capacité cérébrale à traiter l’information.

 Quels types de bruits sont positifs pour notre organisme?

D’un point de vue général les bruits ambiants de la nature, les sons harmonisés comme certaines musiques sont positifs pour notre organisme.

Nous savons qu’en cas de stress c’est le système nerveux autonome qui prend les commandes avec accélération de certains paramètres et inhibition de certaines fonctions comme la digestion ou le système immunitaire. Des recherches poussées sur les effets de la musique sur notre physiologie montrent qu’elle agit sur le système parasympathique,  frère jumeau du système sympathique. Si ce dernier est une sorte d’accélérateur, le deuxième est un ralentisseur. En entrant en action il vient protéger l’organisme des effets négatifs provoqués par le déclenchement de l’état de stress. Ces  effets se font sentir par un ralentissement de nos rythmes respiratoire et cardiaque, par une diminution de la tension artérielle, une détente musculaire et par l’instauration d’un état de calme. La musique douce et la musique classique ont un effet calmant pour les personnes stressées, qui se sentent nerveuses, voir angoissées. Dans ce cas, il faut veiller à ce que le volume ne soit pas trop élevé au risque de stresser l’organisme. Les bruits que l’on entend à la campagne sont bénéfiques pour les citadins. Ces sons apportent un sentiment de bien-être, d’apaisement et de repos Prenez le temps d’écouter le son de la nature qui apporte de l’harmonie. Si ce n’est pas possible, écoutez les chansons contenant des bruits de ruisseaux, des feuilles et du vent pour vous détendre.

Bruit et son
Bruit et son

L’expérience Japonaise

Pour le sportif une étude  menée par des universitaires japonais (Y. Hayakawa, H.Miki, K. Takada, et K. Tanaka au Yamano College of Aesthetics à Tokyo) démontre que la musique a un effet positif sur la coordination. Cette étude consistait à faire pratiquer le step à un groupe de 16 femmes de 50 ans (+/7,5) avec de la musique folklorique, avec de la musique aérobic et sans musique. Le test durait 60 minutes et chacune devait faire part de son ressenti à l’issue du test. Les sujets ont rapporté qu’ils se sentaient moins fatigués avec la musique que sans musique et que la musique aérobic améliorait leur vigueur et leur coordination.On peut conclure ainsi qu’une musique aérobic permet une pratique plus facile des exercices rythmés.

L’expérience Américaine

Prenons un autre cas l’endurance: Au contraire du sprint, elle requiert du calme et non de l’excitation, afin d’éviter que les muscles consomment leur carburant trop rapidement. Gare à celui qui écoute de la musique rythmée pendant une course de longue durée! Copland et Franks, deux chercheurs Américains, ont mené une étude en 1991 qui renforce l’hypothèse qu’une musique douce et lente réduit l’excitation physiologique et psychologique lors d’un effort en dessous du seuil anaérobie. Le seuil anaérobie est le seuil d’effort à partir duquel notre corps va produire de l’acide lactique et entrainer une fatigue rapide.

L’expérience consistait à utiliser 3 groupes de 8 étudiant de 24 ans. Le groupe A devait courir sur un tapis de jogging en écoutant de la musique populaire et rythmée. Le groupe B, lui devait courir en écoutant de la musique douce et lente. Et le groupe 3 lui devait courir sans musique.

Les chercheurs ont remarqué que le rythme cardiaque était plus bas chez le groupe B, pendant les 6 premières minutes d’effort, et que les pics du rythme cardiaque des autres groupes étaient plus élevés que pour le groupe B. Or si on diminue notre rythme cardiaque, l’oxygène est mieux consommé par les muscles, et donc on peut courir plus longtemps.

Cette étude confirme l’hypothèse que la musique calme augmente notre endurance.

infinite ocean sea.

L’expérience Anglaise

Autre facteur intéressant qui a été étudié ce sont les effets de la musique par rapport à la fatigue. Pour étudier l’influence de la musique sur la fatigue, voici les résultats de  l’étude menée en 1999 par les chercheurs A. Szabo, A. Small et M. Leigh du Trent University de Nottingham en Angleterre.

L’expérience fut menée sur 24 candidats, hommes et femmes, soumis à un test d’effort sur vélo de d’appartement dans des séances comportant plusieurs phase avec de la musique lente (ML), de la musique rapide (MR), un changement de musique lente à rapide (MLR) et rapide à lente (MRL). Dans les deux dernières conditions, le rythme musical est changé lorsque les participants atteignent 70% de leur fréquence cardiaque maximal. Les candidats doivent fournir un travail de plus en plus conséquent jusqu’à épuisement. Les résultats montrent une capacité nettement plus élevée en terme de charge de travail dans les conditions MLR ainsi qu’une meilleure efficacité de ce travail. Le sportif est capable de fournir plus de travail pour une même fréquence cardiaque.

Par cette étude, les chercheurs ont montré les effets positifs d’une musique rapide lors d’un effort intensif.

Suite à ces recherches, ils ont également prouvé que la musique rapide détourne l’attention de la fatigue occasionnée par l’exercice. Plus le sportif est « distrait » par la musique, moins il sentira la fatigue et plus il sera capable de fournir des efforts.

L’expérience de Mills

Une autre étude réalisée aux États Unis en 1996 par le professeur Mills montre qu’écouter une musique au rythme élevé améliore les capacités physiques. Mills réalisa l’étude sur un groupe de 500 collégiens effectuant différents types d’exercices avec et sans musique. L’expérience montre une amélioration des capacités physiques pour le groupe travaillant en musique et plus particulièrement en musique au tempo élevé.

La musique qui boost
La musique qui boost

Pour conclure sur ce point, on doit retenir que la musique améliore de manière assez conséquente les capacités physiques d’un individu, surtout quand le tempo de celle-ci est rapide. Cela s’explique par le fait que le sportif fuit, d’une certaine manière, la fatigue en se focalisant sur la musique qu’il écoute. A l’inverse cela signifie également il ne faut pas abuser de cette stimulation qui peut nous emmener à l épuisement parce que la personne aura négliger ou occulter la fameuse phase de récupération.

En résumé il existe différents type de bruits:

  • des bruits qui, par leur intensité ou  leur durée, vont être facteurs de stress pour tous.
  • des bruits qui seront stresseur ou non principalement en fonction de notre interprétation et donc des références émotionnelles associées à ces sons.
  • Enfin existent des sons ressourçants et régénérateurs souvent associés aux bruits de la nature comme celui du mouvements des vagues, de la pluie, d’une cascade ou du vent. Souvent ces sons vont être apaisants et donc facteurs de détente.

Conclusion

Le bruit peut devenir très vite une source de stress insidieuse et rester vigilant sur les nuisances sonores que nous pouvons produire comme sur celles qui nous entourent est nécessaire si nous désirons rester en bonne santé et garder une ouïe performante le plus longtemps possible.

Lecteur sportif ou/et entraîneur…

Retrouver cet article complet en PDF et bien d’autres sur le site de l’ Aeifa.com (Association des Entraineurs d’Athlétisme) .

Avion No Stress suite…

Avion No-Stress,
Perte de moyens, doutes :
sortir de l’impasse par la médiation corporelle.

L’avion, en pratique de plaisance ou sportive, nécessite, encore plus que les autres sports ou activités, un état « No-Stress », sécurité oblige! L’approche Sport No Stress, qui s’appuie notamment sur le Qi-Gong, et Vie No Stress, qui s’appuie sur le Yoga, sont bien sûr parfaitement adaptées à la pratique du pilotage d’un avion en … « no-stress » bien sûr :o)

Bannière Avion-no-stress

Nous avions commencé cette publication il y a un peu plus d’un mois avec l’Introduction et la partie A, il nous reste donc à voir les parties B et C ainsi que la conclusion.

Introduction

A -Stress dus à des facteurs extérieurs

  1. Je dois renoncer à mon vol ou Je pars ne sachant pas si la météo permettra un retour à l’heure
  2. Des retards s’accumulent, j’ai dû changer d’avion en dernière minute …
  3. Un crash a eu lieu la veille
  4. Un passager perturbateur
  5. Phraséologie non standard
  6. Radio qui parle en continu
  7. Un autre pilote est en difficulté
  8. Modifications successives des données d’approche de service
  9. Devoir aller sur un aéroport de dégagement

B- Stress liés à des facteurs personnels

  1. J’arrive en retard
  2. Un deuil récent
  3. Je viens de me disputer avec mon conjoint
  4. J’ai des soucis avec mes enfants
  5. Ruminations mentales
  6. Maintenir mes capacités dans le temps

C- Prévenir plutôt que guérir

  1. Les 8 mouvements dits de Brocart
  2. La marche dite Afghane
  3. Le bâillement dit énergétique

Conclusion

 suite…. de la première partie … :

B- Stress liés à des facteurs personnels

1. J’arrive en retard

Le temps lié à la préparation du vol et à l’enregistrement des différentes données est incompressible sous peine de sauter des procédures: donc vous ne pourrez jamais compenser ce retard. Par contre vous pourrez l’augmenter parce que vous êtes en stress et donc susceptible de faire des erreurs ou d’arriver vers votre avion en ayant laissé vos documents ou vos clés sur la table!  Activer votre ressource PNL avant de commencer vos démarches va être nécessaire pour éviter de rester dans une attitude ou une impression négative et « redémarrer du bon pied ». Ensuite l’exercice Hyptonix va vous redonner votre légendaire zénitude et vous pourrez alors pratiquer, dehors ou au vestiaire, l’exercice de Qi-gong qui permet de « laisser ses soucis derrière ».  A priori, on pourrait penser que ce dernier exercice « fait perdre 3 minutes », en réalité, vous vous apercevrez en le pratiquant qu’il allonge le temps (de façon relative et subjective bien sûr).

  • PNS p160 & p252 (ancrage ressource)
  • PNS p94 ou SNS p48 (hypertonix)
  • PNS p182 ou VNS p74 (laissez ses soucis au loin)

2. Un deuil récent

Le décès d’un proche ou d’un ami est l’un des événements les plus pénibles de la vie.

Encore une situation où réactiver votre ancrage PNL est la solution afin de ne pas être perturbé et de retrouver confiance, détente, force et plénitude. Ensuite, plus l’annonce à été surprenante, plus le Dote sera utile. Enfin, le bâillement dit énergétique, vous permettra de reprendre votre totale vigilance quand vous sentirez le « blues » revenir.

  • PNS p160 & p252 (ancrage ressource)
  • PNS p 122 ou VNS p40 (dote)
  • PNS p108 ou SNS p78 (bâillement énergétique)

3. Je viens de me disputer avec mon conjoint

En cas de conflit, et surtout si l’autre est une personne très proche, l’accumulation d’émotionnel va être une sorte de bombe à retardement si vous ne l’éliminez pas avant de décoller. Qui dit émotion, dit énergie en surplus avec toutes les tensions que cela va créer dans le corps physique, car il faudra bien la stocker quelque part! Les maux de tête, les douleurs dans les épaules ou la nuque peuvent résulter d’une accumulation d’émotionnel quand on l’a refoulé. L’exercice libération de la cuirasse a pour objectif de lâcher tout cet émotionnel de façon concrète et très efficace. Ensuite utilisez les pauses et attentes pour relâcher à nouveau toutes les tensions et enfin, utilisez chez bouchée, même s’il ne s’agit pas d’un repas, pour revenir à l’état « No-Stress ».

  • PNS p80 ou SNSp52 (libérer la cuirasse)
  • PNS p 232 ou SNS p76 (relaxation assise)
  • VNS p23 (yoga de la mastication)
Avion No Stress
Avion No Stress

4. J’ai des soucis avec mes enfants

La difficulté de gestion de l’émotionnel est différente de la situation précédente, car son implication affective et ses responsabilités sont d’un autre ordre. L’éventail des situations est large et le sentiment d’être dépassé ou celui d’être confronté à un véritable casse-tête a de quoi perturber toute personne qui prend à cœur son rôle de parent. Avoir conscience que l’on est affecté, et donc en stress, est déterminant, car c’est le seul moyen de savoir qu’il va falloir retrouver son équilibre, puis le maintenir pour rester au top des exigences liées au pilotage. Revenir à un état intérieur serein va être possible en pratiquant une respiration spécifique la respiration alternée. Ensuite le mouvement de Qi-gong dit « Tir à l’arc » va permettre de vous recentrer sur vos objectifs. Enfin, la pratique des « 4 cerveaux » de façon régulière, assurera de garder la cohérence de vos décisions.

  • PNS p128 ou SNS p68 ou VNS p60 (respiration alternée)
  • PNS p 174 ou SNS p 82 ou VNS p44 (tir à l’arc)
  • PNS p96 ou SNS p66 (4 cerveaux)

5. Ruminations mentales

J’ai l’esprit occupé par la réunion de demain…

Quand le mental est en route, mais que nos cogitations sont loin d’être constructives ou que ce n’est pas le moment, le seul moyen de le court-circuiter est de passer par le corps. Déplacer son attention en mettant sa conscience dans le corps va vous ramener aussitôt dans l’instant présent et vous permettre ensuite de vous reconcentrer sur votre vol.

  • PNS p134 (relaxation debout)
  • PNS  p82 ou SNS p62 ou VNS p72 (respiration cohérente)
  • VNS p62 (vinyasa de l’arbre)

6. Maintenir mes capacités dans le temps

Piloter exige un maintien de sa vigilance en permanence, exige d’être capable d’anticiper à chaque instant et de savoir prendre rapidement des décisions dans toute sorte de domaines. Pour maintenir ses qualités au top, pratiquer la respiration alternée régulièrement permettra de ne pas être pris au dépourvu. Il est aussi important, pour recharger ses batteries de savoir récupérer par une bonne relaxation assise.  Aux pauses, vous pouvez encore allez plus loin, tout d’abord en vidant votre émotionnel si vous sentez ou savez qu’il y en a un d’accumuler, et ensuite, en reconnectant votre joie de vivre.

  • PNS p128 ou SNS p68 ou VNS p60 (respiration alternée)
  • PNS p 232 ou SNS p76 (relaxation assise)
  • PNS p80 ou SNSp52 (libérer la cuirasse)
  • VNS p26 (yoga du rire)
Hygiene de vie : frugalité joyeuse
Hygiène de vie : frugalité joyeuse

C- Prévenir plutôt que guérir

Il est possible via des exercices de médiation corporelle de cultiver une façon de réagir nous permettant de réduire les stratégies nocives (celles qui seraient centrées sur les émotions) et de renforcer celles nous permettant de rester centré sur le problème favorisant ainsi en nous tout ce qui va pouvoir concourir à le résoudre. Toute stratégie étant fonction de la situation et de la manière dont nous allons l’évaluer, favorisez un état intérieur où la vigilance, l’implication, l’attention et l’engagement peuvent être stimulés à tout instant va constituer un vrai plus pour tout pilote qui désire être en capacité de résoudre tous types de situations imprévisibles. Pour cela nous allons vous proposer trois outils qui, s’ils sont pratiqués régulièrement 2 fois par semaine au minium, vont contribuer sans que vous y pensiez à installer cette attitude d’esprit. L’idéal est bien sûr une pratique journalière.

1. Les 8 mouvements dits de Brocart

Il s’agit d’un tout cohérent mis au point il y a plusieurs siècles afin de maintenir les troupes chinoises en bonne santé de façon préventive et curative. Nous avons édit& un ebook Kindle à moins de 1€ qui les décrits: « Qi-gong No Stress« . Sinon, vous les retrouverez dans nos livres :

  • PNS Q1 p100, Q2 p174, Q3 p214, Q4 p182, Q5 p168, Q6 p170, Q7 p228 et Q8 p198
  • SNS Q1 p70, Q2 p82, Q3 p64
  • VNS équivalent yogi: Y2 p44, Y3 p38, Y4 p 74, Y6 p48, Y7 p76

10 minutes par jour suffisent, et ses 10 minutes peuvent être dans le vestiaire avant le vol.

2. La marche dite Afghane

  • PNS p226 outil ou SNS p34

1 km en marche afghane, c’est facile à intégrer dans vos déplacements journaliers, voir juste en allant à l’aéroport ;o)

3. Le bâillement dit énergétique

  • PNS p108 ou SNS p78

1 fois par heure, c’est l’idéal, comme ça on est sûr que la vigilance reste même s’il l’on doit rester assis… dans l’avion.

Une touche de Qi-gong tous les jours dans sa vie
Une touche de Qi-gong tous les jours dans sa vie …

Conclusion

En instaurant ces 3 habitudes dans votre quotidien, vous allez mettre en place un état intérieur qui aura par ailleurs des impacts positifs dans tous les autres domaines de votre vie. Le mieux-être et la capacité à prendre du recul face aux événements, en plus d’améliorer votre propre vie, vont automatiquement rejaillir sur la qualité de vos relations et tout votre entourage sera gagnant .

 

Avion No Stress

Avion No-Stress,
Perte de moyens, doutes :
sortir de l’impasse par la médiation corporelle.

L’avion, en pratique de plaisance ou sportive, nécessite, encore plus que les autres sports ou activités, un état « No-Stress », sécurité oblige! L’approche Sport No Stress, qui s’appuie notamment sur le Qi-Gong, et Vie No Stress, qui s’appuie sur le Yoga, sont bien sûr parfaitement adaptées à la pratique du pilotage d’un avion en … « no-stress » bien sûr :o)

Bannière Avion-no-stress

Introduction

Cet article se propose de mettre en évidence les situations de stress spécifiques au pilotage et de vous indiquer les actions correctives (n° de page dans les mémentos). On peut prendre cet article comme un cas d’école, un exercice de style sur l’approche « No-Stress » ou une application opérationnelle à une discipline particulière. Pour chaque sport, chaque activité, on peut mettre au point un mémento basé sur la même structure que nos trois ouvrages de base, à savoir:

  1. Description de la situation stressante
  2. Analyse et diagnostic de la problématique
  3. Action corrective

Toute école ou fédération peut d’ailleurs prendre contact avec nous pour mettre au point leur mémento, c’est avec plaisir que nous partagerons notre expertise. La mise au point du mémento se fait bien sûr en partenariat avec un pratiquant-instructeur de la discipline. Ainsi, pour ce « mémento-article » nous remercions Dominique C. de ses explications sur le terrain, de sa pédagogie et de sa gentillesse.

Les exercices proposés dans l’approche « No-Stress » sont avant tout à portée préventive afin de renforcer notre capacité de gestion des stress. Tout le monde connaît le fameux dicton « Mieux vaut prévenir que guérir » et sait qu’il est bien souvent bien plus facile d’agir avant, pour empêcher qu’une situation ne se produise, que de devoir agir une fois que celle-ci est arrivée. Ainsi faire les exercices conseillés pour une situation donnée, si on a conscience que celle-ci peut être effectivement une source de stress pour soi, permettra de conserver intact ses capacités si effectivement on doit être confronté à ce type de situation dans le futur. Ensuite, les exercices proposés sont aussi correctifs, à utiliser directement « sur le terrain » face à une situation spécifique. Ainsi, en plus de toutes les mesures déjà reconnues et appliquées en aviation, avec les exercices préventifs ou correctifs, vous vous assurerez des vols dans les meilleures conditions de sécurité possibles, … sans stress et donc avec un maximum de plaisir.

Comme dit en introduction, vous retrouverez la description complète des exercices dans nos ouvrages, l’objectif n’étant pas ici de reproduire nos mémentos, mais bien de mettre en visibilité la démarche, la philosophie « No-Stress ».

Pour les personnes n’ayant jamais volé ou non-intéressé par l’aviation, le principal intérêt de cette publication sera la découverte de ce milieu et, pour tous les coachs, le plaisir de découvrir, via une étude de cas, notre approche.

Pour finir cette introduction et afin de rendre plus lisible le plan général de la publication, voici le sommaire complet:

Introduction

A -Stress dus à des facteurs extérieurs

  1. Je dois renoncer à mon vol ou Je pars ne sachant pas si la météo permettra un retour à l’heure
  2. Des retards s’accumulent, j’ai dû changer d’avion en dernière minute …
  3. Un crash a eu lieu la veille
  4. Un passager perturbateur
  5. Phraséologie non standard
  6. Radio qui parle en continu
  7. Un autre pilote est en difficulté
  8. Modifications successives des données d’approche de service
  9. Devoir aller sur un aéroport de dégagement

B- Stress liés à des facteurs personnels

  1. J’arrive en retard
  2. Un deuil récent
  3. Je viens de me disputer avec mon conjoint
  4. J’ai des soucis avec mes enfants
  5. Ruminations mentales
  6. Maintenir mes capacités dans le temps

C- Prévenir plutôt que guérir

  1. Les 8 mouvements dits de Brocart
  2. La marche dite Afghane
  3. Le bâillement dit énergétique

Conclusion

A -Stress dus à des facteurs extérieurs

L’activité aéronautique est une discipline bien spécifique exigeante aussi bien sur le plan physique, émotionnel que mental. En parallèle au plaisir de voler, réside la notion d’une immense responsabilité, car le droit à l’erreur n’existe pas. Être capable de conserver sa rigueur intellectuelle, d’activer sa mémoire et de faire preuve de vivacité d’esprit de façon à toujours prendre la bonne décision au bon moment est un challenge que de nombreux pilotes connaissent bien.

Nous commencerons par évoquer les stress liés à des facteurs extérieurs puis nous enchaînerons les stress liés à des facteurs personnels pour finir sur des pratiques préventives. Les actions correctives seront simplement citées (référence de l’ouvrage avec sa page) sauf s’il y a une variante spécifique à l’aviation.

1. Je dois renoncer à mon vol ou Je pars ne sachant pas si la météo permettra un retour à l’heure

Ces deux situations sont susceptibles d’être source de frustration et d’entrer en résonance au niveau inconscient avec un sentiment de solitude. Sachant que l’émotion, quelle que soit sa nature est avant tout de l’énergie, il va être nécessaire de libérer cette énergie pour retrouver sa zénitude et ne pas rester bloqué dans son stress. Dans l’instant deux outils possibles:

  • PNS p200 (vocifération)
  • VNS p35 (yoga des yeux)

et si vous vous sentez « tout seul », réactiver ou afficher l’image ressource:

  •  PNS p120 ou SNS p50 (futuroscope)

2. Des retards s’accumulent, j’ai dû changer d’avion en dernière minute …

Ce type de contrariétés dans l’inconscient peut générer une certaine forme de tristesse parce que tout se passe comme si on ne méritait pas d’avoir de la chance. Cela va créer une sorte de mal-être indéfinissable que l’on peut cacher derrière une impression de colère. Les outils très spécifiques qui vont vous permettre de retrouver rapidement votre axe sont:

  • PNS p80 ou SNS p52 (libérer la cuirasse)
  • PNS p96 ou SNS p66 (4 cerveaux)
  • PNS p122 ou VNS p40 (dote)

3. Un crash a eu lieu la veille

Difficile de ne pas être affecté par une telle nouvelle. Même si notre raison est capable de nous énumérer x arguments pour nous convaincre que les conditions de notre vol n’ont rien à voir avec le contexte de l’accident, nous pouvons être touchés et ressentir de la tristesse pour ceux qui sont concernés par cet événement. Une forme d’apathie peut en découler.

ans-crash

La solution va être de prendre un jus de citron. La vitamine C qu’ il contient permettra d’obtenir un effet notable sur notre état mental. Cette vitamine a de très nombreuses fonctions celle qui nous concerne touchant la fonction cérébrale, car elle va contribuer à la synthèse de certains acides aminés entrant dans la composition de neurotransmetteurs comme la dopamine, la noradrénaline etc. qui conditionnent directement l’attention et la faculté de concentration. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas un stimulant, mais un régulateur métabolique. Si on est en carence, le fait de prendre de la vitamine C peut avoir au début comme un effet dopant puis au fur et à mesure cela fera place à un effet normalisateur qui va par exemple améliorer la qualité du sommeil, voir même pour certains avoir un impact anti-anxiogène.

En plus de ce truc génial et simple, voici les outils adaptés:

  • PNS p126 (vit. C)
  • PNS p76 ou SNS p58 (le huit)
  • VNS p84 (yoga des sons)

4. Un passager perturbateur

Vous avez dû accepter à votre bord une personne que vous n’appréciez pas du tout …

Il y a des situations où malheureusement il n’est pas toujours possible de remédier de façon directe: impossible de laisser son passager au bord de la route! Il est indispensable de ne pas laisser sa colère prendre le dessus et de garder son calme.

Pour cela pratiquer la respiration cohérente va être d’un effet immédiat et sera à utiliser sans modération tout au long du vol. Deux autres outils vont venir remettre les compteurs à zéro avant le départ ou aux escales:

  • PNS  p82 ou SNS p62 ou VNS p72 (respiration cohérente)
  • PNS p96 ou SNS p66 (4 cerveaux)
  • PNS p196 ou SNS p 80 VNS p70 (réflexologie palmaire)

5. Phraséologie non standard

La communication a pour objectif de transmettre des informations et la seule façon de savoir si nous avons bien communiqué est la reformulation. Dans les situations d’urgence, ou de trop grande confiance parce qu’on sait par exemple qu’il y a peu de monde sur la fréquence la tentation de ne pas respecter la procédure pour aller plus vite ou sortir de la routine peut vite être là. Hors le piège surtout s’il y a stress, va être de rentrer dans ce qu’on s’attend à entendre et donc de se couper de ce qu’on a réellement entendu. Si la conversation est en anglais, cela peut rajouter un problème de plus à ce phénomène. Faire un exercice bien spécifique avec les yeux va permettre de reconnecter son cerveau droit et son cerveau gauche et ainsi de récupérer tout son potentiel.

  • VNS p28 (sablier)

Dès que l’on sait que l’on va avoir besoin de rentrer en communication avec les contrôleurs par exemple, il est recommandé d’anticiper et de faire cet exercice surtout si l’on sait que l’on peut être facilement concerné par ce type de stress. De plus, pendant les temps d’attente par exemple, on peut se remettre en cohérence cérébrale avec l’exercice des « 4 cerveaux ».

  • PNS p96 ou SNS p66 (4 cerveaux)

ans-avion-coree

6. Radio qui parle en continu

Un bruit qui crée une sorte de brouhaha peut vite devenir un stress dès qu’il est constant et sans répit et pas question d’éteindre la radio! Depuis plusieurs années le bruit est reconnu comme un problème pouvant avoir un impact sur la santé, on sait qu’il a un réel impact sur la physiologie puisque les sujets soumis au bruit ont une augmentation de leur pression artérielle du fait de la libération en continu des catécholamines les hormones associées au stress. Pour échapper à ce stress, la tendance va être de symboliquement se replier sur soi et notamment de restreindre sa respiration. Si on reste dans cette attitude, une impression d’oppression indéfinissable peut finir par s’installer ce qui nous met en état de plus grande vulnérabilité si jamais un événement plus important devait survenir.

  • PNS p208 (respiration soupir)
  • VNS p30 (palming)
  • PNS p 174 ou SNS p 82 ou VNS p44 (tir à l’arc, si on a la place)

mouche-du-cocher

7. Un autre pilote est en difficulté

Difficile de ne pas être touché dans un tel cas et d’avoir l’esprit en paix malgré tout! Les émotions vont affluer et pour retrouver son équilibre pratiquer de l’acupressure sur une zone spécifique de l’intérieur de la main va être un bon compromis. En médecine chinoise l’émotion, c’est de l’énergie qui peut s’accumuler et rester bloquée ce qui provoque différents désordres ayant un impact direct sur le bien-être et la santé. En pressant par 3 reprises le centre de chaque main (zone MC8 en acupressure, PNS p111), vous agissez sur le méridien maître du cœur et sur un point où quand l’énergie circule bien « on garde son sang-froid ».

Sinon, on peut aussi se remettre en cohérence avec la respiration cohérente, dé-fusionner l’émotionnel avec le trèfle ou encore réactiver une ressource positive si on l’a déjà mise en place:

  • PNS p130 ou SNS p74 (trefle, même de petite envergure)
  • PNS  p82 ou SNS p62 ou VNS p72 (respiration cohérente)
  • PNS p160 (ancrage ressource)

8. Modifications successives des données d’approche de service

Cela fait plusieurs fois qu’il y a des changements dans la piste d’approche, et, là encore, il ne s’agit pas de laisser son émotionnel prendre le dessus. Pratiquer l’exercice précédent en exerçant 3 fois de suite une pression au centre de chaque main va permettre de revenir au calme si besoin. Afin d’assurer la pérennité de cette stabilité émotionnelle, les exercices suivant sont très efficaces et tous facilement faisable même quant on pilote:

  • PNS p162  (gribouillage MG)
  • PNS p128 ou SNS p68 ou VNS p60 (respiration alternée)
  • PNS  p82 ou SNS p62 ou VNS p72 (respiration cohérente)

9. Devoir aller sur un aéroport de dégagement

La fatigue aidant c’est le dépit, la déception, le ressentiment, l’ennui ou l’inquiétude qui peuvent prendre le dessus et donc le pilotage, venant fausser nos réflexes. Pour éviter cela, vous allez utiliser un outil mis en place lors de votre préparation globale à la gestion du stress et activer votre ressource PNL. L’objectif de cet ancrage est de vous donner un moyen simple et efficace en créant une association positive entre un stimulus spécifique et une réponse, e pouvoir disposer à tout instant d’un point de référence permettant de retrouver sa stabilité et ses capacités de réflexion ou d’action.

  • PNS p160 & p252 (ancrage ressource)
  • PNS p196 ou SNS p 80 VNS p70 (réflexologie palmaire)

Faire le point d’acupressure du centre de la main, comme vu plus haut, peut aussi être une solution, mais une réflexologie palmaire plus générale est souvent plus adaptée, car il est possible que les conditions stressantes dures.

La suite le mois prochain ….

 

50 ans … sport-no-stress ;o)

Dans notre vie, il y a des périodes qui peuvent correspondre à des paliers plus ou moins importants et celle de la cinquantaine pour beaucoup est une vraie bascule. Comment bien gérer ce passage et le vivre sans stress, c’est ce que je vous propose d’ aborder .

Si l’âge dans notre société est un critère favorable quand on est jeune, à l’inverse, il est souvent vécu comme défavorable si on est dans la tranche qui se rapproche ou dépasse la cinquantaine. Le challenge va être de ne pas se laisser influencer par cette tendance et bien au contraire de cultiver et mettre en avant tous ses atouts. Face à tout changement de quelque ordre et domaine qu’il soit, la capacité dont il va falloir faire preuve c’est la capacité d’adaptation. Selon l’importance de l’évolution qui nous est demandée, nous allons avoir différentes phases à traverser. Elles seront plus ou moins difficiles en fonction de notre histoire personnelle et de la façon dont nous nous sommes construits.

La cinquantaine

En premier lieu, il va y avoir la nécessité de faire un deuil. Effectivement, ce qui caractérise en premier un changement, c’est le fait que nos repères habituels, nos façons de fonctionner ou nos critères ne sont plus aussi efficaces parce qu’ils ne sont plus d’actualité. Et… il va falloir « les laisser tomber », accepter que si tout cela a été ok avant, dans ce contexte présent ce n ‘est plus adapté. Nous aurons donc à faire le deuil de nos anciennes références. Il peut s’agir professionnellement d’une méthode de travail à laquelle nous étions attachés ou bien de notre ancien poste. Dans la sphère privée cela peut toucher son rôle de mère, de parent qui devra prendre une forme différente, etc. Dans ces moments-là, accepter de se remettre en question pour mieux évaluer la nouvelle situation va être très important. Cela signifie aussi qu’il faut accepter de traverser une certaine période d’instabilité nécessaire pour se mettre en adéquation avec le nouveau contexte et repérer les ressources qui sont à acquérir ou qui sont déjà présentes autour de nous. Face au besoin de changement ou d’évolution, ce qui peut générer du stress, c’est la façon dont nous allons percevoir cet événement. Soit nous sommes réalistes et alors nous allons pouvoir retrouver notre équilibre rapidement, soit nous avons une mauvaise interprétation des faits. Nous pouvons alors déformer ce qui se passe de trois façons différentes: en l’amplifiant,  en le généralisant ou au contraire en le minimisant. Dans les trois cas il sera impossible de s’adapter de façon juste et nous allons être en stress.

Comme il est impossible de prévoir comment nous allons réagir tant que nous ne sommes pas confrontés directement au problème, se préparer tranquillement et à son rythme va être une solution idéale. Sachant que le corps est notre meilleur allié dans la gestion du stress il y a 2 sports bien spécifiques qui vont pouvoir nous aider à vivre le changement sans stress:  Il s’agit de la natation et du qi qong.

Nager ... avec les tigres !

La natation a le grand avantage d’être ce qu’on appelle un sport complet car elle sollicite l’ensemble des muscles du corps tout en stimulant le système pulmonaire et le système cardiovasculaire de façon très harmonieuse « en douceur ». Le fait d’être immergé dans l’eau pour faire ses mouvements a un effet majeur car il met le corps en apesanteur. Celui ci est alors soulagé à 80% de son poids. Donc tout effort dans l’eau vient décharger les articulations elles vont pouvoir retrouver leur souplesse naturelle. Sachant que sous l’effet du stress nous avons le réflexe de nous contracter et de nous raidir, de restreindre notre respiration, nager va venir nous redonner justement de l’amplitude à ces deux niveaux. Débloquer nos articulations est majeure quand on sait que ce sont elles qui nous permettent d‘être fluide dans la vie. Tout comme retrouver une respiration sans contrainte, alors qu’on est en  mouvement, est en lien direct avec notre capacité à saisir toutes les opportunités que nous offre la vie à chaque instant. En parallèle la circulation sanguine va être relancée grâce à l’effet massant de l’eau conjugué aux mouvements qui eux, vont venir solliciter le cœur. La détente est automatique. L’esprit et le corps en ressortent apaisés.

Autre point fort de la nage quand on vit une période de changement important c’est son cadre non changeant justement et le côté répétitif des mouvements. Cela va venir recréer de la sécurité intérieure. Il va y avoir un effet rassurant dans cette routine des mouvements qui se suivent toujours identiques on va pouvoir lâcher ses soucis et retrouver des références de bien-être.

Le Qi Gong

Le Qi Qong est lui aussi une pratique qui a l’énorme avantage de solliciter toutes les parties du corps en douceur. Donc il peut être aborder sans souci à tout âge même si nous n’avons dans le passé acquis aucune compétence sportive. Il s’agit d’enchaînements de mouvements très lents associés à une respiration abdominale où l’objectif va être d’arriver à avoir un inspir de « même longueur » que son expir et ceci sans accoup. Caler sa respiration sur ses gestes demande une forme de concentration spécifique puisqu’il faut rentrer en soi. On va apprendre à s’écouter. Exécuter les gestes dans la lenteur va donc être une autre clé. Comme chacun va trouver lui-même le mouvement qui est juste pour lui le travail va se faire à deux niveaux. D’un côté, comme on va s’appliquer à ajuster sa posture, rechercher le meilleur appui au sol préciser ses déplacements on se met dans la recherche du meilleur équilibre pour nous tout en se mettant dans l’attitude de recontacter en soi ce qui nous fait du bien. On va gagner ainsi en autonomie, en confiance et en estime de soi.  Ceci ne sera pas valable uniquement dans la relation envers soi-même, mais aussi dans sa façon de traverser la vie puisque cette recherche se fait en mouvements. Cette capacité à trouver son équilibre à chaque instant tout en étant dans le mouvement va naturellement rejaillir dans notre quotidien et nous saurons comment nous adapter en souplesse sans stress tout en restant dans le bien-être.

Comme toujours nous comprenons bien que pour acquérir ou renforcer nos capacités d’adaptation, tout en respectant notre écologie en fonction des circonstances, il va être nécessaire de pratiquer l’une de ces activités (ou les 2 si vous le désirez bien sûr!)  le plus régulièrement possible. Nous avons tout à gagner à faire de l’une de ses 2 pratiques une habitude. Pour la natation on recommande 2 fois par semaine 30 minutes et pour le Qi Qong 10 minutes tous les jours chez soi est l’idéal. Ainsi gérer toute modification, qu’elle soit interne ou externe, se fera naturellement  et garder son équilibre ne posera plus aucun problème ni stress.