Orientation No-Stress

Orientation No-Stress

Étude de Cas : course d’orientation

Description

Voici les faits, je participais à une course d’orientation de plus de 40 km à faire en maximum huit heures, le tout de nuit avec plusieurs formats de cartes. Nous étions une équipe de trois et tout se passait bien.

Nous courions depuis près de 3h30 lorsqu’une averse « déluge » s’est abattue sur nous. Celle-ci nous a complètement déstabilisés et désorientés et a même éparpillé notre équipe de trois coureurs. Nous ne savions plus où nous étions, nous nous sommes perdus de vue en  cherchant désespérément à nous abriter.

night-rain-skies-water-weather-1920x1080-wallpaperIl nous a fallu plusieurs minutes avant de reprendre le cours de la course normalement, mais sans avoir trouvé la balise!
De mon analyse, le principal stress pour moi a été de vouloir à tout prix m’abriter de cette pluie, pas trop de me perdre ou de chercher la balise, ni de perdre mes coéquipiers mais plutôt de me protéger de la pluie.
Au final, il s’est avéré que la balise que l’on devait trouver était assez facile.

Yann Lahellec

Diagnostic

La course d’orientation est une activité très intéressante car elle crée un contexte qui demande aux compétiteurs d’allier réflexions et efforts physiques, dans un climat où il va y avoir, en plus, plusieurs types de stress à gérer. Dans la situation décrite, l’élément qui a fait basculer dans le stress, c’est bien sûr la surprise de la violente pluie qui s’est déclenchée. Ce nouvel élément, parce qu’il était imprévu et soudain, a créé un changement brusque d’où l’état de déstabilisation, désorientation, et de dispersion qui s’en est suivi. Ces trois mots décrivent bien qu’à cet instant précis le stress était installé.
Quand nous rentrons ainsi en stress nous allons nous déconnecter de l’un de nos hémisphères perdant du même coup l’accès à la moitié de nos capacités. Dans ce cadre c’est la capacité décisionnelle qui a été déconnectée ou touchée et donc l’impossibilité à trouver quelle était la meilleure stratégie. Nous comprenons ainsi pourquoi l’effet de surprise est par ailleurs une stratégie pouvant être utilisée quand on désire déstabiliser un adversaire. On va créer un stress qui lui fait « perdre ses moyens ».

Actions correctives

Quand on rentre en stress la première étape est de pouvoir reconnaître et identifier qu’on vient de rentrer en stress, ce qui est loin d’être évident, tant notre ego veut nous faire croire que nous « maîtrisons » que nous « sommes au dessus de ça ». Il faut ensuite accepter qu’à ce moment là, notre mental ne peut nous être d’aucune utilité pour en sortir: c’est en effet le système nerveux autonome qui a pris le contrôle!

Pour sortir de l’état de stress, qui va être la deuxième étape, il va falloir faire des exercices de médiation corporelle. Le plus simple et le plus direct sera de se concentrer quelques minutes sur sa respiration. Comme vu dans l’article « Apprentissage de la respiration circulaire« , le principe de base sera de faire un inspir égal à un expir. On inspire sur 5 secondes puis on expire sur 5 secondes également. On fait ainsi une dizaine de respirations de suite. Cela va permettre de remettre en moins de 2 minutes la fonction cardiaque en cohérence, et le système nerveux central va pouvoir reprendre la main (notre mental va redevenir utile et efficace).

course-orientation-2

Une autre approche serait l’anticipation. En effet, comme dit plus haut, il est très difficile d’admettre que nous sommes en stress et que « notre cerveau ne sert plus à rien ». Aussi, on peut mettre en place une pratique préventive qui permet soit de ne pas tomber en stress soit d’avoir suffisamment de recul et de conscience pour faire la pratique de 2 minutes de respiration circulaire (oui, on « perd » 2 minutes à « juste respirer », mais on gagne en efficacité largement plus que ces 2 minutes). L’idée reste bien sûr la respiration mais cette fois ci en marchant, il s’agit de la respiration dite afghane car utilisée par les chameliers lors des grandes traversées. Cette respiration se fait donc en marchant, 4 pas en inspir et 4 pas en expir, de façon circulaire, sans blocage ou apnée. Toutes les heures pratiquer 5 à 10 minutes de respiration circulaire permet de rester en no-stress et, de plus, régénère notre potentiel physique.

Enfin il y a bien sûr le « Rescue Remedy » en pastille qui est un excellent anti-stress de secours comme son nom l’indique. Pour en savoir plus je vous recommande l’article « No-Stress avec les fleurs de Bach« .

Pour aller plus loin

Vous retrouverez dans nos livres bien d’autres solutions anti-stress. « Le mémento du Sport Anti-Stress » est bien sûr le plus recommandé pour les sportifs (moins de 10€ dans toutes les librairies).

Publicités