Le burnout enfin considéré

Début mai la couverture du magazine du Nouvel Observateur affichait en gros titre: « Comment éviter le burnout: 3 millions de français sous pression et menacés ». A l’intérieur un dossier de 16 pages était consacré à ce sujet. Si nous tenons compte du fait que, cet hebdomadaire est lu par 2.788.000 personnes chaque semaine, cela signifie que le burnout n’est plus un phénomène isolé et exceptionnel, mais bien un problème de santé susceptible de concerner beaucoup de personnes. En parallèle on peut se réjouir avec une telle couverture que cela ne soit plus un sujet tabou.

Le nouvel Observateur : burn-out
Le nouvel Observateur : burn-out

Dans cette enquête figurent plusieurs témoignages de personnes ayant vécu un burnout. Qu’il s’agisse d’agriculteur, de professeur, de DRH ou d’ingénieur chacun décrit ce moment où tout s’effondre, où il n y a plus de carburant, où plus rien en nous ne peut ni bouger ni avancer. Chose intéressante il y a également le cas des mères trop exigeantes avec elles-même et qui de ce fait finissent en burnout. On se rend compte ainsi que de multiples situations professionnelles peuvent provoquer ce syndrome d’épuisement et que cela n’est pas réservé uniquement à celles où entre en jeu de la relation d’aide contexte initial où cela a pu être observé et mis en évidence la première fois.

La situation économique actuelle avec ses obligations de résultat, une fonction hiérarchique qui a le pouvoir de mettre de la pression, l’obligation d’être hyper-performant face à une concurrence sans merci ne fait que multiplier les cas de burnout dans tous les niveaux de la société. Une interview du Docteur Christophe Dejours psychiatre, psychanalyste, spécialiste en psychopathologie et psychodynamique du travail auteur de plusieurs livres dont « Souffrance en France la banalisation de l’injustice sociale » (1998 éditions Points Essais) dénonce les nouvelles techniques managériales mises en œuvre dès les années 1990 qui selon lui « sont sciemment déshumanisantes ». En isolant les travailleurs entre eux, chacun devenant le rival de l’autre et en les surchargeant de travail, on aboutit à l’apparition de nouvelles pathologies liées essentiellement à ces conditions de travail.

Outre la dépression et le burnout, sont également évoqués le karoshi, nom donné par les japonnais au cas de mort subite des cadres par sur-travail et le karojsatsu, suicide par surcharge de travail. Le cas récent du décès d’un jeune stagiaire dans ce contexte, à la city de Londres, soulève différentes questions sur ces extrêmes. Dernier point intéressant c’est le test de Maslach qui permet de s’évaluer. Il s’agit de 22 questions utilisées officiellement dans les cadres d’évaluation des risques psychosociaux et qui permet de situer son ressenti face au travail afin de faire le point sur son propre niveau de stress et savoir où on en est avec ce risque du burnout.

La souffrance au travail ne date pas d’aujourd’hui, mais sa prise en considération a permis le développement et la mise en place de dispositifs d’alerte des risques psychosociaux dans les entreprises. Ceci est un premier pas. Mais après la lecture de ce dossier, on se demande dans quelle mesure une évolution favorable pour la santé des travailleurs peut être possible tant que les méthodes de management gardent la rentabilité financière comme seul critère. Nous comprenons bien que le jour est encore loin où  les entreprises se décideront à faire le choix  de l’éthique tout comme celui de remettre l’humain  au cœur de l’entreprise.

Kindle No-stress, no-Burnout
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En attendant ne restons pas inactifs: il existe des solutions. C’est au niveau individuel qu’il incombe à chacun de se prendre en charge dans la gestion de tous ces stress. Et pour cela la médiation corporelle est un excellent outil. Aussi, avons-nous mis au point un petit ebook « kindle » qui pour moins de 3 euros donnent les stratégies et les solutions.  Il se nomme « No-stress, no-Burnout » et est bien sûr disponible sur Amazon.fr .

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Enfin, si vous voulez un RDV (Tel / Skype / Paris 17), soit pour un coaching personnalisé (bilan + actions), soit pour mettre en place une action ou formation en relation avec le burnout, contactez Pascale au 06-20-45-98-42.

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