L’endurance une qualité sportive à cultiver

L’endurance est une qualité souvent évoquée lors d’un entraînement sportif. Mais que se cache t-il exactement derrière ce mot et cette qualité?Quels stress peuvent entrer en jeu au moment de travailler cette capacité et comment en  sortir?

Voyons déjà quelle définition nous donne  le dictionnaire :

Endurance : aptitude à résister.

Endurance, effort et gestion du stress

Du point de vue du sportif c’est la possibilité de maintenir dans le temps un certain niveau d’intensité lors d’un effort prolongé. Selon le type de sport, il va s’agir tantôt d’une charge imposée, tantôt d’une puissance donnée (on parle de régime de contractions) ou encore d’une cadence à soutenir comme la vitesse. Il va donc s’agir d’une endurance qui  sur le plan général va solliciter le système cardio-respiratoire et sur le plan local le système musculaire. Si nous prenons une définition qui concerne notre quotidien l’endurance fera référence plus précisément à notre résistance à la fatigue.

Nous pouvons donc aborder cette qualité endurance sous différents angles. Nous n’aborderons pas le côté endurance musculaire et physique pur, ceci étant très bien étudié et maîtrisé par les programmes d’entraînements des différentes disciplines sportives. Par contre il va être intéressant de se pencher sur notre aptitude à l’effort dans ce qui peut venir l’entraver soit lors d’un entraînement, soit dans notre vie quotidienne.

Un premier facteur va entrer en jeu si nous désirons acquérir de l’endurance, c’est à dire être capable de soutenir un effort prolongé, que ce soit à travers une activité sportive, ou un apprentissage – qu’il soit intellectuel ou concret – : ce sera notre enfance. En effet s’il y a bien une période de notre vie riche en apprentissages de toutes sortes et donc en besoin d’être dans un effort continu, c’est celle-ci. Et là, la qualité du soutien de notre entourage que ce soit familial, à l’école etc. va être déterminante. Pour construire une base solide sur laquelle le  futur adulte pourra prendre appui sans souci quand le besoin d’être dans l’effort se manifestera, il faut considérer trois formes de soutien:

  • Un soutien d’estime où le parent, l’adulte référent renvoie à l’enfant: tu es quelqu’un de bien.
  • Un soutien affectif ou le message sera plutôt : nous sommes à tes côtés, nous t’aimons.
  • Et enfin un soutien matériel avec des compétences qui  correspond à: nous allons t’aider.

Si l’enfant a manqué de soutien ou d’estime, une fois grand, il aura tendance à vivre ses échecs ou  ses mauvais résultats comme une remise en cause de sa valeur. Ce sera donc une personne qui aura besoin d’être souvent encouragée.

Si c’est plutôt le soutien affectif qui a fait défaut, à la moindre contre-performance ou difficulté elle va se résigner. Pour elle ce résultat est la confirmation qu’elle n’a aucune valeur. Cette personne aura essentiellement besoin d’être rassurée.

Ces deux attitudes  sont importantes à comprendre et à distinguer car il s’agit de deux stress différents. Hors, souvent, il y a confusion dans la solution adoptée par les accompagnants. De plus, le fait de ne pas utiliser les mots justes, au lieu de diminuer le stress, va au contraire l’accentuer! Pour ne pas commettre d’impair, une solution simple est de prendre comme principes et repères les deux pensées suivantes:

  • nous ne progressons jamais que par rapport à nous même et
  • la valeur d’une personne n’est pas liée à ses résultats (nous sommes bien plus que ce que l’on peut ou non faire).

Ainsi pour rassurer: rappeler à la personne ce qu’elle a déjà dépassé ou accompli , et pour l’encourager valoriser l’effort , le fait d’avoir participer, etc. Ces deux bases fondamentales permettront à la personne d’acquérir plus de confiance en elle.

Sur le plan purement physiologique la fatigue peut être de deux types. Soit elle est dû à une activité physique ponctuelle ayant sollicité des muscles d’une façon inhabituelle comme un déménagement, le bêchage du jardin etc. Dans ce cas une bonne nuit de sommeil et tout rentre dans l’ordre. Soit il s’agit d’une fatigue chronique avec un manque de motivation, une grande lassitude et un sommeil non réparateur, on emploie souvent dans ce cas le terme de « fatigue nerveuse« . Nous sommes alors dans le cas d’une situation où la personne vit un stress permanent. Hors au niveau physiologie il a été établi que la fatigue est directement en relation avec la quantité d’oxygène disponible. Plus cette quantité d’oxygène diminue plus la fatigue augmente. Sur le plan musculaire quand l’oxygène est consommé il existe un système parallèle qui peut fonctionner en anaérobie c’est à dire sans oxygène, mais il va consommer beaucoup d’énergie. Lors d’un entraînement les exercices proposés vont bien sûr permettre de solliciter les systèmes aérobie (en présence d’oxygène) et anaérobie (en absence d’oxygène) afin d’être performant dans tous les cas Si nous ramenons cela à notre quotidien ou la sensation de fatigue et de saturation peut apparaître à tout moment se rappeler ce lien  de cause à effet « fatigue <-> manque d’ oxygène » va être très important.

Oxygénation, respiration

A de nombreuses occasions nous avons parlé des bienfaits de la respiration et nous avons souligné ses effets anti-stress. Dans le cas de l’endurance la physiologie vient nous donner une explication mais aussi un argument de plus pour faire des pauses respirations régulières au cours de sa journée. Nous savons que respirer en conscience, de façon continue, est tout un apprentissage. Au départ la meilleure stratégie va être de se fixer des points de repères dans l’emploi du temps de sa journée pour faire des pauses respirations. Par exemple toutes les heures prendre 3 minutes pour faire de profondes respirations ventrales est déjà excellent. Vous ne vivrez pas votre journée aussi pesante que d’habitude et vous gagnerez en efficacité! Par la suite si vous désirez varier le type de respiration vous savez que vous disposez de la respiration alternée et de la respiration égyptienne. Il y a également la respiration afghane qui se fait en marchant et que vous pouvez pratiquer à chaque déplacement même s’il s’agit d’un trajet de quelques minutes. Loin de perdre du temps c’est l’inverse vous en gagnerez car au moment de revenir sur votre travail vous aurez les idées plus claires et vous vous sentirez en forme .

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5 réflexions au sujet de « L’endurance une qualité sportive à cultiver »

  1. Bonjour,
    Quand on fait des efforts physiques assez éprouvant pour le corps, il est important de prendre le temps de se relaxer pour détendre les muscles et apaiser les différentes sortes de douleurs. Avoir un fauteuil massant chez soi permet de vous apporter un bon moment de relaxation et de détente après vos activités physiques au quotidien.

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  2. Bonjour à tous les deux,

    Cet article a bien résonné en moi. L’endurance a toujours été un réél problème pour moi. Cela s’est manifesté dès le lycée dans les pratiques sportives. Je pratiquais beaucoup de sport mais finalement peu qui nécessitait de l’endurance (football, tennis, arts martiaux). J’étais plutôt bon dans les courses de vitesse, et très mal classé en endurance. Ai eu par exemple beaucoup de difficultés à remplir le contrat de 1800m en 20 minutes pour le bac.

    Aujourd’hui dans ma vie d’adulte, cette problématique reste présente. Une marche active (en montagne notamment), un football « cool » avec les enfants et je tire rapidement la langue….

    A contrario, je n’ai pas le sentiment d’avoir un souci pour tenir la distance dans un travail, qu’il fût scolaire ou aujourd’hui professionnel. Mais peut-être un stress voile-t-il mon discernement ?

    Auriez-vous un conseil avisé pour me permettre d’améliorer mon endurance…à part le rameur où je ne tiens là non plus pas la distance. Je précise que je fais régulièrement des respirations de type cohérence cardiaque comme indiquées dans un précédent article.

    En vous remerciant pour la qualité de vos articles
    Sam

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    1. Bonjour Sam,

      L’endurance, quand elle n’est pas innée, ça se travail. Beaucoup échangerait ton endurance travail-professionnel contre leur endurance sportive, surtout dans le contexte économique Européen ;o)

      En prenant comme comparaison les arts martiaux, et plus particulièrement les Shaolin, afin d’augmenter leur endurance en Kung-fu, deux voies sont suivies en même temps :
      1- Les tâches « ménagères » comme balayer et laver les sols (dojos, maisons, cours, …)
      2- Les arts internes comme le Qi-gong ou le Taïchi

      Ainsi, la pratique du Qi-gong 2×30 min par jour permet de doubler l’endurance en moins d’un an.

      Bien sûr, le Taïchi peut être remplacé par du MNS (Mouvement Neuro Sensoriel), mais la « dose prescrite pour l’endurance » reste 2×30 min par jour la première année.

      Alors, bonne pratique…

      Pascale & Marc

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