Sommeil, stress, réussite, une équation à résoudre

C’est demain ou dans quelques jours que vous vous présentez à une compétition, c’est dans une semaine que vous avez un projet à rendre, un entretien important et pouvoir bien dormir ou du moins bien vous relaxer dans de telles circonstances est plus que vital pour vous.

Introduction

Nous savons tous qu’une bonne qualité de sommeil va être en lien direct avec la qualité de la journée qui va suivre. Nous savons aussi qu’il est nécessaire de mettre en place certaines conditions pour vivre ce fameux sommeil récupérateur.  Mais comment les maintenir malgré les évènements et stress de la journée qui vient de s’écouler ou de celle à venir et préserver son sommeil en laissant ses soucis à la porte de sa chambre?

Qu’est ce qui fait que dans de telles situations nous pouvons avoir soit du mal à nous endormir, soit nous réveiller au milieu de la nuit sans pouvoir nous rendormir, ou nous réveiller bien avant que le réveil ne sonne avec la sensation d’être encore fatigué?  Le stress bien évidemment va être la cause principale de tous ces troubles avec l’éternelle difficulté de ne plus penser soit au passé soit au futur. Nous avons beau savoir que cela ne sert à rien de s’en faire, les pensées sont là s’agitant dans tous les sens avec tous les scénarios-catastrophes qui comme par hasard se mettent à défiler dans notre tête.

Avant une compétition sportive, un examen, ... bien dormir est un point fort et le stress est souvent anti-sommeil
No-stress = Sommeil Ok

Qu’y a-t-il  exactement en jeu derrière le stress?

Dès qu’il y a une modification dans notre environnement, nous allons évaluer l’évènement en fonction de critères liés à notre histoire, à notre éducation, à l’image que nous avons de nous-même et en déduire si nous avons les capacités ou non de faire face. C’est au départ une réaction normale et saine de l’organisme puisque c’est une réaction d’adaptation. Réaction qui s’inscrit automatiquement dans notre physiologie avec la mise en route de toute une stratégie pour assurer la survie de l’organisme dans l’objectif primaire et instinctif de fuir ou attaquer. Notre système nerveux autonome va donc mettre en veilleuse certaines  fonctions comme la digestion,  le système immunitaire etc pour en privilégier d’autres celles qui vont mobiliser le maximum de ressources. Il y aura notamment la libération de  certaines hormones comme l’adrénaline et la noradrénaline.

Le fait que ce soit le système nerveux dit autonome qui entre en jeu explique déjà pourquoi la raison, le mental n’auront aucune prise sur le phénomène qui s’enclenche quand on rentre en stress. En effet ce système appelé également système neurovégétatif s’occupe d’assurer toutes les fonctions automatiques de l’organisme donc toutes celles où il n’y a pas besoin de notre contrôle volontaire. Effectivement pas besoin de penser à digérer à respirer ou à faire battre son cœur cela se passe sans notre intervention.  La seule fonction où notre volonté peut agir et donc avoir un impact  ce sera  la respiration. Et là vous comprenez en quoi tout exercice de respiration va déjà être une clé dans la gestion du stress quel qu’il soit.

Si nous pensons à la situation où nous doutons de nos capacités à « faire face », l’état de stress va s’installer et s’amplifier. Il générera des sentiments négatifs avec un cortège de symptômes venant renforcer le sentiment de mal-être et approfondir le malaise. Dès que cela dure dans le temps,  toutes sortes de manifestations peuvent se produire dont des troubles du sommeil, une perte de motivation, des difficultés de concentration: on a la tête ailleurs, on voit tout en noir, on oublie des consignes etc.

Comment sortir de ce cycle infernal?

Première chose en ce qui concerne le sommeil: respectez au maximum les règles de base vous assurant de bonnes conditions pour dormir, bref, préparez votre sommeil!

Une heure avant d’aller vous coucher baisser au maximum les sources de lumière en privilégiant les lumières tamisées. Vous envoyez ainsi le signal à votre organisme que la nuit est là. Cet abaissement de la lumière va contribuer entre autres à activer la sécrétion de mélatonine l’hormone du sommeil qui est impliqué dans le déclenchement du sommeil.

Toujours une heure avant de vous apprêter à aller dormir cesser toute activité telle que le travail sur ordinateur ainsi que ce qui serait susceptible de créer une stimulation visuelle, auditive, ou cérébrale. Passer à des activités calmes et  relaxantes. Une de ses activités peut être un bain à 32 degrés . Les bains chauds sont reconnus et utilisés en thalasso pour leurs effets relaxants et calmants. Pour en retirer le maximum de bénéfices il faut veiller à pouvoir être immergé jusqu’en haut du cou. Ce bain peut durer entre 10 et 20 minutes. Ensuite, il faudra vous envelopper d’une serviette que vous aurez préalablement mise sur un radiateur de façon à ce qu’elle soit chaude et que vous n’ayez pas froid. S’allonger ainsi et, bien sûr, si le sommeil est au rendez-vous, laissez-vous glisser dans les bras de Morphé!

Le bain est un outil millenaire de gestion du stress
Le bain est un très bon outil anti-stress.

Respecter les premiers signes d’apparition du sommeil en vous couchant dès qu’ils se manifestent. Des yeux qui piquent ou qui clignent, des bâillements, les paupières lourdes votre organisme est prêt pour entrer dans une période de repos et de régénération. Souvenez-vous que cette envie de dormir, ce passage où tout en vous est ok pour aller dormir ne dure pas plus de 15 minutes. Si vous passez ces 15 mn il vous faudra attendre le cycle suivant soit 90 autres minutes avant de retrouver les mêmes conditions optimum pour aller vous reposer. Si vous êtes allés vous coucher et qu’au bout de 15 mn le sommeil n’est pas venu, inutile de tournez en rond dans votre lit, relevez-vous et choisissez de faire une activité la plus calme possible en attendant que les fameuses 90 mn se passent.

Et si malgré toute la mise en place de ces éléments vous ne réussissez toujours pas à dormir votre seule solution va être de passer par le corps et notamment la respiration. Nous avons vu dans l’un des paragraphes précédents qu’en cas de stress c’est la seule fonction sur laquelle nous pouvons agir avec notre volonté. Le principe va être de centrer votre attention sur cette dernière est de chercher à avoir un inspir qui se fasse sur le même temps que l’expir.

Technique anti-stress puissante : la respiration circulaire
Respiration circulaire : la seule technique où notre volonté peut agir vers le no-stress

Vu l’importance de cette approche – à médiation corporelle, donc toujours efficace même si votre mental s’emballe-, vous retrouverez les explications détaillées dans tous nos ouvrages avec de très nombreuses applications:

  • SNS p34-37, 62, 68 et 84
  • NsNaNt Sol1 et  Clef5
  • VNS p42, 60, 72 et 80
  • PNS p82, 128, 202, 208, 226 et 244

Progressivement et naturellement, le fait de porter votre attention sur la respiration et d’occuper votre mental comme expliqué dans les exercices, va vous faire gagner en calme , en relaxation t créer les conditions d’endormissements adéquates.

Conclusion

Comme dans tout problème lié au bien-être chaque fois que l’on peut faire de la prévention, et donc mettre en place des stratégies afin de réduire son stress, nous serons toujours gagnants. Le cas du sommeil où il est possible d’anticiper en favorisant  tout ce qui peut permettre d’augmenter ses facultés de récupération est typique de cette prévention permettant ensuite une gestion du stress plus facile. Prendre dès le départ de bonnes habitudes, les mettre en place avec nos enfants, à travers des actes quotidiens tous simples va être ce qui peut nous assurer le plus surement des nuits no-stress.

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